« Rendre le vin plus accessible » : cette vigneronne engagée dépoussière les codes de son appellation
Une transmission familiale devenue choix professionnel à Panzoult
À Panzoult, au cœur de l’appellation viticole de Chinon, le domaine de la Commanderie s’est construit autour d’une histoire familiale lancée par Philippe Pain en 1982. Depuis 2018, ses filles Clothilde et Honorine en tiennent les rênes, avec une répartition des responsabilités qui mêle travail de cave, stratégie commerciale et regard neuf sur les attentes des amateurs.
La reprise n’avait pourtant rien d’une évidence pour Clothilde. Enfant, elle voyait surtout les contraintes du métier : les week-ends souvent travaillés, les vacances difficiles à organiser et les repas de famille parfois interrompus par des clients de passage. Cette expérience lui avait donné une connaissance concrète du quotidien viticole, mais pas immédiatement l’envie d’en faire sa vie.
Après un DUT de techniques de commercialisation à Tours, puis une spécialisation dans la commercialisation des vins, elle s’imaginait plutôt caviste. Les premières saisons passées sur l’exploitation familiale l’ont finalement rapprochée du chai. En secondant le maître de chai pendant les vinifications, elle a découvert un autre visage de la profession : celui des gestes précis, des choix de fermentation et de la transformation du raisin en cuvée.
La passion s’est installée peu à peu, sans effacer son intérêt pour la vente et la présentation des produits. Clothilde a notamment élaboré des fiches techniques et travaillé à développer les marchés du domaine, convaincue qu’un vin peut être bien fait et bien raconté sans se draper de solennité. Son parcours illustre une forme de tradition et modernité : apprendre auprès des équipes en place, puis ajouter de nouveaux outils et une autre manière de parler au public.
Construire sa légitimité sans renier ses racines
En 2012, elle s’installe sous son propre nom sur cinq hectares, tout en poursuivant son activité au côté de ses parents. Ce choix répond à une envie d’autonomie, mais aussi à une réalité du milieu : il lui fallait être reconnue comme vigneronne à part entière, et non seulement comme la fille du fondateur. La légitimité se construit alors dans les vignes, les décisions techniques et la relation directe avec les clients.
Le domaine familial et son activité se rejoignent en 2018, lorsque Clothilde reprend l’exploitation avec sa sœur. Cette évolution n’efface pas les étapes précédentes : elle en fait plutôt une expérience complète, de la vigne à la commercialisation. Les compétences acquises dans le commerce aident à comprendre ce qui peut freiner un acheteur, tandis que le travail au chai donne la matière nécessaire pour expliquer les vins avec précision.
Ce cheminement rappelle que l’accessibilité du vin ne se limite ni à son prix ni à son étiquette. Elle dépend aussi de la façon dont la personne qui le vend sait en parler, sans imposer de vocabulaire réservé aux initiés. Une cliente qui hésite devant plusieurs bouteilles n’a pas forcément besoin d’un cours de dégustation : elle peut simplement vouloir un rouge souple pour un dîner entre amis.
Ce portrait et l’histoire du domaine sont également relayés par la presse locale en Indre-et-Loire, attentive aux évolutions du vignoble chinonais. Derrière l’idée de rendre le vin plus accessible, il y a donc une trajectoire personnelle, mais aussi un travail concret sur l’accueil, les repères et les mots employés. 🍇
Clothilde et Honorine Pain, un duo qui renouvelle les codes du vin
Avec quinze années d’écart, Clothilde et Honorine n’ont pas le même tempérament, et c’est précisément ce qui donne de l’équilibre à leur association. Honorine a rejoint l’exploitation familiale en 2016 et s’occupe principalement du commerce et du marketing. Elle porte aussi une attention particulière aux vins blancs, un registre qu’elle affectionne et qu’elle contribue à faire connaître.
Leur complémentarité tient à une manière différente d’aborder les décisions. Honorine se décrit comme fonceuse, parfois un peu spontanée, quand Clothilde préfère prendre le temps d’évaluer les options et de sécuriser les choix. Cette association évite deux écueils : l’idée neuve qui reste au stade de la conversation et la prudence qui finit par empêcher toute évolution.
Le tandem Pain avance sans chercher à transformer le domaine du jour au lendemain. Une nouvelle cuvée, un ajustement de présentation ou une opération commerciale doivent rester cohérents avec les moyens de l’exploitation et la personnalité des vins. Dans une entreprise familiale, l’innovation viticole ne se résume pas à installer une technologie spectaculaire : elle peut aussi consister à écouter les clients, revoir une gamme ou clarifier une étiquette.
Des noms et des visuels pour désacraliser la dégustation
Les cuvées Ma petite robe rouge, déclinée en rouge, rosé et blanc, Prends-moi ou Secrets d’alcôve affichent une identité graphique assumée. Réalisées avec l’artiste Frédéric Léna, d’Amboise, elles jouent sur l’émotion et la curiosité plutôt que sur les codes classiques d’une appellation. Le nom attire l’œil, mais le vin doit ensuite tenir sa promesse dans le verre : l’originalité ne remplace ni la qualité ni le travail de cave.
Cette démarche vise notamment les femmes qui n’osent pas toujours demander conseil ou acheter seules une bouteille, de peur de révéler qu’elles ne maîtrisent pas les termes de la dégustation. Pourquoi faudrait-il connaître les règles du carafage avant de choisir un vin pour le dîner ? Clothilde défend une approche plus libre : les accords peuvent inspirer, mais ils ne devraient pas se transformer en consignes qui découragent.
Le parti pris se retrouve dans des rouges fruités et légers, parfois servis autour de 11 degrés lorsque le vin s’y prête. Cette fraîcheur peut surprendre les amateurs habitués à une température de service plus élevée, mais elle souligne le fruit et rend certaines cuvées particulièrement plaisantes lors d’un repas estival. Le message est simple : goûter, observer ses préférences et décider soi-même.
Cette démocratisation du vin fait écho à d’autres initiatives qui cherchent à alléger le rituel d’achat, comme les caves conçues pour rendre le choix plus décomplexé. Le contexte change, mais l’enjeu reste proche : permettre au public de poser des questions sans craindre de donner la mauvaise réponse. Les étiquettes du domaine de la Commanderie jouent leur rôle de porte d’entrée, puis la dégustation prend le relais. 🍷
Pour Clothilde et Honorine, dépoussiérer les codes ne signifie pas se moquer de la culture du vin. Il s’agit plutôt de conserver ce qui nourrit la curiosité et d’écarter ce qui ressemble à un examen. Leur démarche montre qu’un domaine peut garder ses racines tout en accueillant les nouveaux consommateurs avec des repères plus chaleureux.
Un Chinon plus accessible, entre terroir et nouvelles habitudes
Le domaine compte aujourd’hui 55 hectares et propose 22 cuvées, après le rapprochement de l’exploitation de Clothilde avec celle de ses parents. Cette ampleur permet de travailler plusieurs expressions du terroir, mais elle rend aussi nécessaire une gamme lisible. Face à un rayon où les appellations, les cépages et les mentions peuvent s’accumuler, une sélection claire aide les acheteurs à se repérer sans réduire la richesse du vignoble à une seule bouteille.
Le cabernet franc demeure le cépage majeur de la production. Le domaine a toutefois élargi ses plantations au pineau d’Aunis et à la syrah sur deux hectares, ainsi qu’au chenin sur trois hectares. Ces choix répondent à plusieurs enjeux : adapter les parcelles aux évolutions climatiques, explorer d’autres profils de vins et prendre en compte des goûts qui évoluent chez les consommateurs.
L’adaptation ne consiste pas à suivre chaque mode sans discernement. Le rosé, par exemple, attire une clientèle large, et certaines de ses qualités de fraîcheur ou de convivialité inspirent le travail de la vigneronne. L’idée n’est pas de reproduire une recette venue d’ailleurs, mais d’observer les attentes du public et de voir comment le terroir de Chinon peut y répondre avec sa propre identité.
Des repères simples pour guider le choix
Une personne qui découvre l’appellation peut avoir besoin d’indications concrètes plutôt que d’un long discours technique. La couleur, la sensation en bouche, la température de service et les occasions de dégustation constituent des repères accessibles. Ils ne remplacent pas l’histoire du sol ou du millésime, mais permettent d’entrer dans le sujet à son rythme.
| 🍇 Repère | 🍷 Ce qu’il apporte | ✨ Exemple de lecture |
|---|---|---|
| Cabernet franc | Un ancrage fort dans le Chinon rouge | Privilégier le fruit et la souplesse pour une bouteille conviviale |
| Chenin | Une autre expression du domaine | Découvrir le blanc et varier les habitudes de dégustation |
| Service frais | Un profil plus vif et désaltérant pour certains rouges | Adapter la température au vin, sans appliquer une règle automatique |
| Étiquette expressive | Un premier contact moins intimidant | Choisir une cuvée par curiosité, puis se fier à son propre palais |
Ces indications sont des invitations, non des obligations. Un Chinon n’a pas besoin d’être associé à un plat unique pour avoir sa place à table : un rouge léger peut accompagner une cuisine simple, tandis qu’un blanc peut surprendre avec un apéritif ou un repas où l’on aurait spontanément choisi du rouge. L’accord devient une piste, pas un règlement.
- 🌡️ Servir selon le profil du vin : une cuvée fruitée peut gagner en fraîcheur lorsqu’elle est servie légèrement rafraîchie.
- 🗣️ Poser une question sans jargon : demander un vin souple ou vif suffit souvent à orienter le conseil.
- 🍽️ Faire confiance à ses goûts : les accords proposés par les professionnels restent des suggestions.
- 🛍️ Choisir une bouteille adaptée à l’occasion : repas du quotidien, cadeau ou découverte ne demandent pas forcément le même budget.
Ce souci de lisibilité peut accompagner les initiatives d’engagement durable dans la filière viticole, dès lors que les démarches sont présentées de manière compréhensible. La transparence sur les pratiques agricoles, le travail des sols ou les choix de production donne au public des informations utiles, sans lui demander de devenir spécialiste. Le vin accessible gagne alors en confiance autant qu’en simplicité.
Dans ce modèle, l’accessibilité ne veut pas dire uniformité. Elle consiste à multiplier les portes d’entrée vers une appellation, tout en laissant au terroir et au savoir-faire leur place dans la conversation. 🌿
Viticulture biologique et défis climatiques : le domaine face aux changements
Depuis 2019, le domaine travaille en agriculture biologique par conviction. Cette orientation s’inscrit dans une réflexion plus large sur la viticulture : observer les parcelles, préserver la vie des sols et adapter les interventions aux conditions de chaque année. Elle demande aussi une organisation rigoureuse, car les pratiques biologiques ne mettent pas les vignes à l’abri des aléas météorologiques.
Ces dernières années, les récoltes ont été éprouvées par des conditions difficiles. Clothilde indique qu’aucune récolte complète n’a été obtenue depuis 2022 et que le rendement moyen tourne autour de 35 hectolitres par hectare. Les inquiétudes commencent parfois dès avril, lorsque les épisodes de gel ou les évolutions rapides du temps peuvent compromettre une partie du travail annuel.
Les chiffres de l’appellation donnent une échelle à ces enjeux. En 2026, environ 170 vignerons et vigneronnes cultivent Chinon sur 2 400 hectares répartis entre 26 communes. La production de 2025 est donnée à 80 000 hectolitres : ce volume renseigne sur une récolte particulière, dans un contexte où les rendements peuvent varier nettement d’une année à l’autre.
Adapter les cépages sans perdre l’identité de Chinon
Planter d’autres cultures a traversé l’esprit de Clothilde lorsque l’avenir de l’exploitation paraissait plus incertain. Elle est restée attachée au raisin, tout en cherchant des marges d’adaptation au sein même du vignoble. L’ouverture au pineau d’Aunis, à la syrah et au chenin illustre cette recherche : diversifier les profils et expérimenter, sans renoncer au cabernet franc qui demeure la base de la production.
De telles décisions ne se prennent pas en un claquement de doigts. Une nouvelle plantation demande du temps avant de produire, mobilise des ressources et suppose de bien comprendre les particularités des parcelles. L’innovation viticole est donc aussi une affaire de patience : chaque choix doit être évalué à l’aune du climat local, du potentiel du sol et des attentes commerciales.
La certification biologique donne un cadre à certaines pratiques, mais elle ne résume pas à elle seule la responsabilité environnementale. Le suivi des sols, la gestion de l’eau, la biodiversité et la résilience des exploitations forment un ensemble de sujets liés. Le consommateur n’a pas à maîtriser tous ces paramètres pour apprécier une bouteille, mais il peut légitimement vouloir comprendre ce qui se passe derrière l’étiquette.
Des contenus dédiés à la découverte du vin sous des formats plus simples témoignent également d’un besoin de médiation. Une application ou un outil de conseil ne remplace pas la rencontre avec la vigneronne, mais peut aider un amateur à identifier ses préférences et à se sentir moins perdu au moment de choisir. L’œnotourisme offre une autre voie : visiter le domaine, voir les rangs de vigne et goûter plusieurs cuvées rend les explications concrètes.
Pour une petite équipe, accueillir les visiteurs demande du temps et une organisation adaptée aux périodes de travail. Mais ces échanges donnent à la consommation de vin un contexte humain : on découvre non seulement une robe ou un arôme, mais aussi les choix qui ont façonné la bouteille. Cette relation directe aide à expliquer pourquoi deux cuvées d’une même appellation peuvent offrir des sensations différentes.
Face au climat, la prudence consiste à expérimenter sans effacer ce qui fait la singularité du lieu. À Panzoult, l’adaptation se joue parcelle après parcelle, et la transmission d’un savoir-faire passe aussi par l’apprentissage de nouvelles réponses. 🌦️
À la tête du syndicat, fédérer Chinon autour d’une nouvelle image
En 2026, Clothilde Pain prend la présidence du Syndicat des vins de Chinon pour un mandat de trois ans, après Jean-Martin Dutour. Cette responsabilité prolonge son travail au domaine : comprendre les mutations du marché, écouter les autres producteurs et contribuer à des réponses collectives. Une appellation ne se résume pas à la communication d’une seule maison, et son image dépend de la capacité de toute une filière à se faire entendre.
Les difficultés économiques et les récoltes amoindries pèsent sur les exploitations. La nouvelle présidente ne promet pas de solution miracle ; elle souhaite plutôt motiver les vignerons et créer une dynamique commune. Lorsque les producteurs partagent leurs expériences et leurs idées, ils peuvent bâtir des actions plus visibles qu’une initiative isolée, qu’il s’agisse d’accueil, d’événements ou de communication.
Les données disponibles évoquent environ 170 vignerons et vigneronnes sur l’appellation, tandis que l’ambition de fédérer autour d’un noyau d’environ 160 professionnels donne une mesure du défi collectif. La mobilisation demande du temps : chacun a ses contraintes de production, de vente et de trésorerie. Pourtant, une image commune peut aider un Chinon à être repéré dans un marché où les consommateurs rencontrent une offre abondante.
Faire connaître l’appellation sans la figer
Le projet consiste à préserver l’histoire et les bases du terroir, tout en présentant Chinon sous un jour plus actuel. Le rapport qualité-prix et les vins faciles à boire peuvent devenir des atouts, à condition de les expliquer sans rabaisser le travail nécessaire à leur élaboration. Dépoussiérer les codes revient à donner une place aux nouveaux usages, pas à effacer les générations qui ont bâti la réputation du vignoble.
Le syndicat peut soutenir cette évolution en facilitant les rencontres entre producteurs, cavistes, restaurateurs et visiteurs. Des dégustations accessibles, des parcours de découverte ou des formats pédagogiques courts peuvent donner envie d’aller plus loin. L’œnotourisme prend ici une dimension concrète : une visite bien pensée permet à une personne novice de relier le paysage, le métier et le goût, sans transformer la sortie en leçon magistrale.
Le fil de la marque compte également. Un nom facile à retenir, une étiquette lisible et un récit cohérent peuvent ouvrir la porte à une cuvée, mais l’expérience vécue doit confirmer cette première impression. À l’heure où les habitudes d’achat évoluent, certaines analyses observent que les marques de vin cherchent de nouveaux repères pour parler au public. Pour Chinon, l’identité collective ne peut toutefois pas être un simple emballage : elle doit rester ancrée dans les vins et les lieux.
La vigneronne travaille aussi depuis deux ans sur une boisson nouvelle à base de vin. Le projet correspond à sa curiosité et à son refus de voir les choses se figer, mais il avance dans le temps long du développement, des essais et de la mise au point. Une innovation de ce type doit trouver son public tout en respectant le cadre réglementaire et l’identité du domaine.
Cette recherche rejoint un mouvement plus large vers des expériences moins cérémonieuses, comme le service du vin à la pression dans certains bars et restaurants. Une présentation différente peut rendre la découverte plus spontanée, à condition de préserver la qualité et la bonne conservation du produit, comme le souligne ce sujet sur le vin servi à la tireuse. Le format évolue, mais l’attention portée au vin reste le cœur de l’expérience.
À Panzoult, la démarche de Clothilde et Honorine repose sur une conviction simple : l’appellation a tout à gagner à accueillir davantage de profils, sans renier son histoire. L’action collective peut donner de l’élan à cette ambition, tandis que chaque rencontre au domaine en offre une version très concrète : une bouteille ouverte, une question posée et le plaisir de découvrir à son rythme. 🍷
Source: www.lanouvellerepublique.fr
Nicolas Thienpont : « Stop aux discours alarmistes sur le vin, il est temps d’agir ! »
Plongez dans l’univers fascinant du vin aux côtés de Nicolas Thienpont, un vigneron audacieux et passionné qui remet en question…
José Andrés : Poulet Savoureux en 3 Gousses d’Ail Dans le paysage culinaire contemporain, José Andrés se démarque comme l’un…
Une expérience sensorielle alliant musique et vin à la cave La Grenade de Châteauneuf-du-Pape
À Châteauneuf-du-Pape, la cave La Grenade propose une expérience sensorielle unique où le vin et la musique s’entremêlent. Ce mariage…
La crise sans précédent du vin bordelais : un défi qui rappelle les turbulences de 1991
Le vignoble bordelais, témoin d’une grande histoire viticole, se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, confronté à une crise…
Les paysages vallonnés du Beaujolais se parent de mille nuances de vert et de rouge, où les femmes prennent une…
Gruissan célèbre avec fierté son trésor salin : la fête de l’or blanc aux salins
Fête de l’or blanc : Un événement emblématique à Gruissan Chaque année, le 3 juillet, la fête de l’or blanc…
Le Club des Amateurs de Vin et Dessin au Café Ruc
Une expérience inédite : Le Club des Amateurs de Vin et Dessin Au cœur de Paris, en face de la…
Cornant : De la vigne à la brasserie, la bière fait son entrée !
À Cornant, un vent nouveau souffle sur les traditions viticoles. La vigne, longtemps considérée comme la reine des boissons, partage…